Les lois d'Allarde et Le Chapelier
Les Révolutionnaires, guidaient par les idées du libéralisme économique, mettent fin aux corporations, aux rassemblements de paysans et au compagnonnage par la Loi Le Chapelier du 14 juin 1791. Elle vient compléter la Loi d'Allarde du 2 mars 1791 disposant que "les citoyens d’un même état ou profession, les entrepreneurs, ceux qui ont boutique ouverte ne pourront, lorsqu’ils se trouveront ensemble, se nommer ni présidents, ni secrétaires, ni syndics, tenir des registres, prendre des arrêtés ou délibérations, former des règlements sur leurs prétendus intérêts communs".
Elle interdit de fait les grèves et la constitution des syndicats au cours du siècle suivant, mais aussi certaines formes d'entreprises non lucratives comme les mutuelles.
Ainsi, ces lois rendent impossible toute défense organisée des intérêts collectifs. Malgré leur interdiction, certaines associations de secours se maintiennent dans la clandestinité.
Portrait d'Isaac Le Chapelier © BnF (Bibliothèque National de France - Gallica)
