Les sociétés de secours mutuels
Placées au premier plan de la protection sociale du XIXème siècle, les sociétés de secours mutuels tiennent leurs origines des corporations et associations de Compagnons. Elles ont principalement pour but de régler les frais médicaux et pharmaceutiques ainsi que les pensions et le capital décès de leurs membres, ces derniers devant s’acquitter d’un droit d’entrée et d’une cotisation mensuelle. Malgré leur interdiction par la loi Le Chapelier de 1791, des associations de secours se maintiennent dans la clandestinité. Elles sont « autorisées » en 1848 et servent de groupement de défense des intérêts professionnels jusqu’à la reconnaissance des syndicats en 1884. Puis, les Préfets incitent fortement les maires à mettre en application le décret du 28 mars 1852 reconnaissant officiellement les sociétés de secours mutuels créées par arrêté préfectoral. La Charte de la mutualité (loi d’émancipation du 1er avril 1898) favorise la libre création des sociétés de secours mutuels qui se structurent en 1902 avec la constitution de la Fédération Nationale de la Mutualité Française. Insignes, épingles, médailles, nœuds mais aussi bannières et drapeaux, autant d’identifiants fièrement portés par les mutualistes lors de manifestations, de marches ou de congrès. Sur la plupart figurent des symboles de fraternité et d’entraide tels que la poignée de mains et la ruche.
En savoir plus, l'exemple de la société de secours des tramways de Bordeaux.
Médaille "la Fraternelle" Clermont-Ferrand © Musée national de l'Assurance maladie
