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Entre légende et vérité historique, l’histoire du Maître Hiram reste énigmatique. Elle est indiquée dans le Livre des Rois (I Rois, VII, 13-45).
Salomon avait fait appel aux services d’Hiram pour réaliser les bronzes du Temple. Ses ouvriers étaient répartis en trois classes : apprentis, compagnons et maîtres. Chaque classe avait un mot de passe permettant de recevoir un salaire graduel. Les travaux touchant à leur fin, trois compagnons, désireux de s’attribuer les privilèges du maître, se postèrent chacun devant une porte du temple.
Le premier demanda le mot de passe au maître qui lui répondit qu’il n’était pas possible de l’obtenir ainsi et qu’il fallait avoir la patience d’attendre le moment opportun. Le compagnon frappa alors l’architecte au cou à l’aide d’une règle.(Cette blessure symbolise la mort physique d’Hiram). Le deuxième compagnon ayant obtenu la même réponse porta sur le sein gauche du maître un puissant coup d’équerre. (C’est la mort sentimentale).Chancelant, Hiram se dirigea vers la troisième porte et se trouva confronté au dernier compagnon qui lui posa la même question. Le coup de maillet porté par ce dernier acheva son agonie. (Mort mentale).
Alors les meurtriers se demandèrent réciproquement la parole du maître : aucun d’eux n’avait pu l’obtenir. Comprenant l’inutilité de leur crime, ils plantèrent à l’endroit où ils avaient enseveli Hiram un rameau d’acacia, arbre de vie, grâce auquel les envoyés de Salomon purent le retrouver.